Un bien modeste dessin à l’aquarelle n’est plus, il devait être exposé à l’hôtel du département de Laval. Pour quelle raison est-il absent ? Était-ce une expression artistique répréhensible devant la loi ? Non. Juste une représentation d’un drapeau sur une maison, mais pas n’importe quel drapeau, celui de la Palestine. Ce petit dessin fut censuré pour trouble à l’ordre public. Il emmènera avec lui cette condamnation rendue par une institution pour le coup peu honorable.
IN VIVO au sein du vivant

Commentaires de Jocelyne Denais:
« Cachez ce tableau que nous ne saurions voir !
Le vendredi 18 septembre 2026, a lieu, à Laval, à l’Hôtel du département, le vernissage de l’exposition « Les peintres dans la cité 2026 ». Cette exposition rassemble tous les tableaux primés, de mai à septembre, lors de concours se tenant dans les Petites Citées de Caractère du département.
Tous les tableaux ? Eh non ! Pas tout à fait. Ce tableau a été réalisé, dans les conditions prévues par le règlement, sur place, dans la journée et a été primé dans la catégorie « Aquarelle Débutant ».
Il célèbre le patrimoine du joli village de Saint-Pierre-sur-Erve, avec sa charmante église, mais aussi l’esprit des Lumières en reproduisant la façade d’une maison qui accueillait en ce 15 août 2026 un marché pour la Palestine, en solidarité avec les victimes du génocide et de l’épuration ethnique.
L’association des Petites Citées de Caractère a refusé d’adjoindre ce tableau à l’exposition « en raison de possibles réactions négatives » des visiteurs (qui auraient pu être exposés à ce brûlot vindicatif ?)
L’auteur et ses parents qui devaient se rendre au vernissage ont été prévenus, deux heures avant celui-ci du retrait de l’œuvre et on a bien pris la précaution de préciser que contrairement à l’invitation qu’ils avaient reçue, ils n’étaient plus les bienvenus à ce vernissage.
Cet épisode n’est qu’une péripétie de plus pour ceux qui, dans ce village, mènent des actions en soutien à ce peuple martyre, et sont en butte, depuis plus de deux ans à des attaques et à l’ostracisme. Il renforce notre conviction qu’il est vital de continuer à se battre pour défendre la démocratie, la liberté d’expression et d’action dans ce pays contre ceux qui se couchent, avant même qu’on ne leur en donne l’ordre. »

Infâme et honteux ! Ce n’est pas de la censure, mais de la complicité avec l’état génocidaire d’Israël. Priver la population d’informations et nier le droit d’exprimer une opinion, sont des marques du fascisme. Un dessin montrant un avion arborant le drapeau israélien et bombardant un village aurait-il été censuré ? Courage, ceci nous invite à continuer notre combat pour briser le mur du silence. Nous ne baisserons pas les bras ! Merci à vous. * *Eric
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